7.29.2006

Les Déferlantes en images : scènes nocturnes

C'est ici que ça fêtait, jusqu'aux petites heures du matin :

Les belles photos claires de nos amis musiciens (soit les trois dernières, de 1) Joseph Edgar et Marie-Jo Thério; 2) Suzanne Léger, Joseph Edgar et Damien Robitaille; et 3) Mes Aïeux et Yann Perreault) ont été prises par Albert Weber, journaliste chez Chorus. Vous trouverez ces photos, avec d'autres, sur le blog de l'équipe des Déferlantes francophones à www.lesdeferlantes2006.blogspot.com. Allez y jeter un coup d'oeil, vous ne serez pas déçus!

Les Déferlantes en images : le jour

La scène extérieure, en bord de plage bien sûr.


photo de Damien : YasminaKLM

Prochain arrêt : Les Déferlantes francophones

Des fois, le monde est vraiment très petit. J’étais installée depuis quelques minutes dans le bar du TGV 5221, et qui je voyais passer? Un écrivain de Moncton. Au départ, c’est Fayo que j’ai croisé sur le quai. Et depuis, toute une série de musiciens de Moncton et les environs, une gérante d'artistes, une représentante de la SNA. Il faut dire que le coup était prévu : j’avais rendez-vous avec la délégation acadienne à Dax, où j’allais prendre l’autobus en direction de Capbreton. Au programme, quelques jours d’observation participante aux Déferlantes francophones, où l’Acadie est présente depuis neuf ans déjà. Cette année, toute une brochette d’artistes franco-canadiens se sont succédés sur la scène : Marc Lemyre, Marcel Aymar, Damien Robitaille, Joseph Edgar, Marie-Jo Thério, Dobacaracol, Mes Aïeux, Thomas Hellman, d’autres trop nombreux pour les nommer tous. J'exagère à peine en disant que mon enregistreuse n'a pas dérougi de la semaine. Car avant même d'être spectatrice aux Déferlantes, je suis chercheure, et c'est en chercheure justement que j'étais présente sur l'événement. Ah, si tous les terrains de recherche pouvaient être si agréables!

C’est dans cet esprit et ce contexte que j’arrivais à Dax sur le TGV de 19h15 le 25 juillet. Le directeur des Déferlantes francophones m’y avait donné rendez-vous par courriel en me disant que je pouvais prendre la navette avec la délégation acadienne pour Capbreton, à quarante minutes au sud de Dax, où se déroulerait la neuvième édition de son festival. Une fois passées les premières formalités, on a voulu en savoir un peu plus sur la personne que je suis, et tout l’entourage a su peu à peu que je prépare une thèse de doctorat sur la circulation des artistes acadiens dans les réseaux de diffusion du spectacle francophones (l'enthousiasme avec lequel sera accueillie la nouvelle de ce projet ne cessera pas de m'étonner tout au long de mon séjour). Ce renseignement apporté, la discussion s’est poursuivie comme si rien n’était (à mon grand soulagement), à cette différence près qu’elle se déroulait désormais sur un registre plus familier.

Arrivé sur Capbreton, la navette a fait un détour pour nous montrer la mer – avant-goût des séances de baignade qui suivraient – puis nous a amenés au Lycée, où j’allais loger avec les artistes. Au fond du couloir, j’établissais un lieu de résidence provisoire derrière une porte sur laquelle on pouvait lire « Sonya Malamerta » (j’ai rayé le « merta » au stylo et l’ai remplacé par les lettres qu’il faut). Le temps de poser mes valises et m’essuyer le front puisqu’il régnait sur la France une chaleur infernale, j’ai filé avec tout le monde à un souper de réception à la Pergola, un restaurant du coin où allaient se dérouler tous les repas du midi. Autour d’une bouteille de vin rouge sans fond, la soirée a été passée en compagnie de Gab, Mario, Marc, Suzanne, Steve et Rémi, ces gens qui m’entouraient à la table.

Photo : Yasmina KLM

Le reste de la semaine - je vous épargne tous les détails - a été consacré à mille et une discussions avec des gens généreux, attentionnés, sensibles. Mes journées de travail s'entamaient typiquement vers 13h, quand je filais après une grasse matinée pour la Pergola dîner et faire quelques entretiens. Vers 15h, je filais invariablement pour la mer en attendant le premier spectacle de la journée, en bord de mer justement, à 17h30. Suivait une autre séance de baignade, suivi du souper/cauchemar de végétarienne à 19h30 (la pauvre serveuse me connaissait bien à la fin de la semaine et me filait de la baguette pour que je puisse m'improviser des sandwichs pendant que les autres mangeaient du coeur de canard, des ailes de poulet ou du poisson). Le spectacle suivant commençait vers 21h dans la salle tout à côté de l'espace où nous soupions, puis à minuit trente, c'est le gros JAM (ou boeuf comme disent les Français, quelqu'un peut me dire pourquoi?). Moi qui suis d'ordinaire si *sage*, j'ai vu maints levers de soleil à Capbreton, j'ai mangé des croissants tout frais sortis du four à l'ouverture de la boulangerie en passant me coucher.

Cette semaine passée à Capbreton à déferler parmi les artistes franco-canadiens m'a appris quelque chose de très précieux. Dans un milieu comme le mien, où les résultats priment, où les projets se succèdent, où la rentabilité est prisée, pour ne pas dire exigée, nous sommes peut-être plusieurs à avoir oublié l’importance de notre engagement sur le long terme en tant que chercheurs. Or j’ai l’impression, en faisant le bilan de ce premier séjour aux Déferlantes francophones, que c’est en multipliant les contacts, en prenant le temps de s’investir dans le quotidien des gens - non pas artificiellement mais pour vrai - , qu’on accède à de précieux éléments d’information qui peuvent nous permettre de saisir de précieuses informations qui donnent tout un sens aux situations qui retiennent notre attention. Ces quelques derniers jours, j’ai fêté, crié, ri, mangé avec les délégués et les artistes des Déferlantes. Jusqu’aux petites heures du matin, j’ai beaucoup échangé avec eux. Toujours sur un registre informel, nos discussions ont été des plus enrichissantes : pour moi, une fenêtre s’est ouverte sur leur monde (et peut-être pour eux aussi, c'est eux qui vous le diront). Leurs préoccupations professionnelles, leurs parcours, leurs projets d’avenir, peu à peu m’ont été dévoilées. Par pudeur, j’ai attendu quelques jours avant de sortir l’enregistreuse. Ma préoccupation première était de rencontrer les gens, tout simplement, savoir qui ils étaient et leur expliquer peu à peu les questions que je me pose comme chercheure. La stratégie a été bonne je crois : une fois l’enregistreuse partie, les échanges gardaient l’esprit de convivialité qui les habitaient aussi aux petites heures du matin. Parfois, l’enregistreuse est restée dans mon sac : en ces moments, on me répondait avec honnêteté des réponses parfois difficiles sur les rapports avec les partenaires français, les artistes québécois, les problèmes d’organisation et de subventions. Ces renseignements resteront toujours confidentielles, et auront ceci d’utile qu’ils me guideront, je crois, dans mes observations futures.

Capbreton plage

En marge du festival, j'ai fait de la plage. Et quelle plage! L'eau était salée, salée salée. On y flottait sans le moindre effort, les vagues déferlaient sans répit, l'eau qui nous submergeait brûlait les narines, la gorge, les yeux. J'étais aux petits oiseaux! M'y voici avec Mario dit Fayo.

7.25.2006

Une rencontre outre-Atlantique

Mon passage à Poitiers m'a permis de mettre à l'épreuve la petitesse du monde et la merveille des chemins qui se croisent. Le temps d'un saut à l'Île de Ré avec la famille Bertrand qui a un petit chalet en bord de mer là-bas, j'ai pu tremper mes pieds de l'autre côté de l'Atlantique en parlant d'ethnologie, de déontologie et de traductologie avec Hélène Buzelin, celle qui m'a co-dirigé à la maîtrise à l'Université York. Le monde est vraiment trop petit. Nos discussions étaient surveillées par Émilien, qui donnait des coups de pelle dans le sable comme le beau petit roi qu'il est. Le voici à l'oeuvre avec son père :

Poitiers

Les journées filent doucement telles des perles sur le collier de ce pèlerinage en France. J'ai quitté Moncton le 3 juillet dernier, et déjà mes souliers m'ont portés sur des lieux innombrables. Les rencontres aussi se succèdent, celles qui étaient prévues, mais d'autres aussi. À Poitiers, je devais voir un prof qui n'était malheureusement pas là. Mais avant tout, je devais passer du temps avec les parents d'une amie qui m'ont beaucoup trop gâtée pendant que j'étais chez eux. Le clou de mon passage, c'était de pouvoir découvrir le vieux Poitiers en leur compagnie, mais aussi avec leur fille qui, partie pour l'aventure au Brésil, m'a fait la surprise d'une visite imprévue en France.



7.22.2006

Aix, puis Paris

Aujourd'hui, j'essaie de rattrapper un peu le temps qui file depuis un bout. Voici donc quelques traces pour résumer mes flâneries et aventures des derniers jours. Le mercredi 19, j'avais rendez-vous à Aix-en-Provence. De ce crochet je n'ai gardé qu'une photo. C'est une belle coïncidence, parce que la personne avec qui j'avais rendez-vous ce jour-là ne rapporte que des objets de ses périples, aucune photo. Voici donc ma photo à moi, prise en pleine canicule. C'est Cézanne et une fontaine, les deux du même coup.


De Paris, où j'ai erré en quasi solitaire, je garde le souvenir de plusieurs rencontres - avec Claude Guiguet par exemple, qui habite de septembre à décembre le bureau juste devant le mien à l'université.
Je garde aussi le souvenir aussi d'un après-midi à Montmartre en attendant de croiser une artiste qui s'habite jusqu'au bout des doigts. La vue du haut du funiculaire est à couper le souffle.

Malgré ces belles rencontres, il faut dire de mon séjour à Paris que je me suis sentie très seule. Moi qui venais de passer plusieurs jours à Noves confrontée à ma solitude, j'errais désormais parmi les gens, mais des gens d'une froideur assez brutale. Le dernier soir de mon séjour, j'ai trouvé refuge à la fois de la chaleur et des gens dans un cinéma pour voir Paris, je t'aime.

Sur l'état d'âme d'une vacancière

Au risque de tomber dans les plus grands clichés, je vous dirais que la vie est si belle quand on prend le temps de prendre le temps. Quelle belle et douce leçon...

Noves en photos


Le village.

Mon hôte, Romain de son nom.


Et le dernier jour, un tour en moto à Avignon.

Mon séjour dans la banlieue mélodique de Noves correspondait au grand festival de théâtre d'Avignon, et ceux qui me connaissent sauront que je n'ai pas laissé passer l'occasion de voir du théâtre. J'ai assisté à un spectacle de mime japonais dans un garage transformé en théâtre pour la durée du festival, et je prévoyais en voir d'autres mais mon horaire s'est embourbé. J'ai pu au moins entendre aussi les intervenants d'une table ronde sur les créateurs qui choisissent de sortir de chez eux pour travailler. Sous le thème de Qu'est-ce qu'on cherche ailleurs?, un artiste russe et un autre, français, ont échangé sur la situation à la fois difficile et enrichissante de se trouver toujours étranger dans un rôle de médiateur entre deux cultures (c'est ainsi qu'ils présentaient leur rôle). J'ai eu l'impression, en les écoutant, que ma situation me rendait d'autant plus sensible à leurs propos. Etrangère moi aussi depuis près de deux semaines, je me demande depuis mon arrivée ce que je cherche. En tout cas, je trouve plein d'inspiration.

Petite capsule confession

Vous savez quoi? J'ai l'impression qu'il se passe quelque chose dernièrement avec ma manière de parler, et c'est vraiment trop bizarre. À force d'interagir presque exclusivement avec des Français, qui ont un registre bien à eux, très soutenu à mes oreilles de Canadienne, j'adopte des tournures, des expressions qui ne viennent pas du tout de moi. Mon père dirait que je parle en « trou de cul de poule ». Quand je me surprends dans l'acte de l'emprunt, je me sens un peu coupable, comme si j'étais un imposteur dans ma propre langue.

7.17.2006

Prochain arret : Noves et Avignon

C'est en des moments comme celui-ci que je me félicite d'avoir traîné mon portable avec moi : je rédige ce message en buvant tranquillement mon café, pour mieux pianoter sur un ordi à l'endroit. Il est 10h environ, les cigales chantent, un coq aussi, la vie est belle.

Après un séjour à Toulouse puis à Montpellier, je suis chez mon ami Romain à Noves, à 15 kilomètres au sud d'Avignon, à dix minutes en voiture de la porte provençale (c'est vrai, y'a le monument d'une porte sur un rond point entre la gare et ici, et c'est, symboliquement, celle dont on se sert pour entrer en Provence). Me voilà donc installée à deux pas de la piscine où je viens d'aller faire des longueurs pour me réveiller. J'ai un hamac, des arbres en fleurs, un palmier, mais pas de branchement virtuel alors je devrai faire un tour en ville (à Noves) pour voir s'il n'y a pas une borne Internet à la Poste.

Hier à Noves, on fêtait la Bastille sous les orages, et moi je travaillais vaillamment à la transcription d'entretiens, boulot dans lequel je risque de me noyer d'ici la fin de l'été si je ne me rattrape pas un peu. Avec un bon verre de vin sur une belle grande table de cuisine, au carrefour d'une maison bien aérée, la chose n'était pas si terrible du tout.

Puisque les jours filent et que l'accès à Internet reste sporadique, je serai contrainte à ne donner que les grandes lignes de mes déplacements. À Montpellier pendant trois jours, je logeais chez Claudine qui compose depuis plusieurs mois avec des travaux de rénovation qui n'en finissent plus. Je dormais dans le lit de Barbie à Nina et passais mes journées à subir avec eux tant bien que mal la pleine force d'une canicule qui s'abat sur la France. Le deuxième jour, nous sommes même allés à un parc d'attraction, le Grand Bleu, pour patauger un peu dans la piscine à vagues pendant que les enfants passaient sur les glissades d'eau. À l'ombre des pins, il faisait vraiment très beau.

À Montpellier, j'ai fait des rencontres trop nombreuses pour les énumérer toutes, des gens sortis de l'entourage de Claudine qui étaient tous sympathiques. Les repas du soir sur la terrasse tout juste terminée se prolongeaient jusqu'aux dernières heures de la nuit, et la discussion était telle que j'oubliais de m'ennuyer. Et le jour, quand je ne travaillais pas - conscience d'étudiante oblige -, je circulais librement dans la vieille ville de Montpellier que j'avais découverte il y a cinq ans déjà. Et là, une très belle chose s'est produite : en entrant à la Flambée bretonne que j'avais fréquenté régulièrement pendant huit jours en 2001, je me suis tout de suite fait reconnaître. Grosses bises de la part d'Alain et Nicole, ma présence m'a mérité une bolée de cidre bien froid et une crêpe beurre sucre avec une touche de caramel. Fidèles à notre « habitude » à ce moment-là, Alain et moi avons partagé un verre en parlant politique. J'ai quitté le resto en promettant d'y retourner en décembre avec David.

Je termine ici cette missive puisque le soleil commence à taper et je veux me rendre à la boulangerie avant qu'il ne fasse trop chaud, à la Poste aussi pour voir s'il n'y a pas une borne Internet. David, papa maman, amis trop nombreux pour vous nommer tous, vous me manque beaucoup malgré ce tourbillon de découvertes, et j'ai très hâte de vous parler en personne à mon retour des mille et un détails de la vie qui est la vôtre et la mienne cet été. J'espère que vous profitez bien du soleil, de la plage et des nuages, et que les choses se passent en douceur de votre côté.

7.11.2006

Montpellier


Entre la nostalgie du retour et l'émerveillement des découvertes, j'ai saisi quelques images de cette ville aux mille palmiers.

Ont échappé de ma lentille : les jeunes dans la rue; l'éclat du soleil; les odeurs du quartier arabe, les bruits de la construction; le sourire d'Antonin, ce Casanova précoce; le regard tout plein d'intelligence de Léo, celui de sa soeur Nina; et la liste pourrait s'allonger comme ça pour une éternité.

7.09.2006

Lorient - Toulouse

Ce matin, alors que je m'étirais pour savourer pleinement les effets d'une grasse matinée, on a cogné à ma porte pour m'annoncer qu'il y avait un appel pour moi en haut. C'était Mary qui devait monter vers Lorient et qui proposait que je passe plutôt la rejoindre à Toulouse. En un temps record, soit vingt minutes, j'ai pris ma douche et plié bagages (ceux qui me connaissent savent que ça relève du jamais vu, un miracle quoi) pour partir vers la gare. Et à peine une heure plus tard, après avoir navigué en taxi à travers la ville pratiquement paralysée par le passage du Tour de France, j'étais sur le train, ennivrée par l'aventure du voyage.

Pendant les neuf heures du trajet Lorient-Nantes-Toulouse, j'ai vu défiler des champs de tournesols, de maïs, de raisins, des forêts qui toujours changeaient de composition -- de feuillus, à connifères, à feuillus encore. J'ai vu les styles de maisons qui évoluaient aussi -- des toitures en ardoise noire typiques de la Bretagne étaient troquées pour des toits en terracota orangés. Quand j'ai voulu prendre des photos, j'ai vu que le reflet de la fenêtre brouillait le résultat, alors j'ai dû me résigner à tout enregistré dans ma tête. Désolée!

Mon arrivée sur Toulouse a coïncidé avec le match final de la coupe du monde de soccer, et toute la ville pratiquement était descendue dans la rue -- on avait même installé un grand écran sur la place du Théâtre du Capitole. Quand Mary et moi sommes sortis dîner après avoir posé mes bagages à l'appart de son ami, la France avait perdu le match contre l'Italie. Dehors, le désordre total : des gars ivres avaient pissé dans la rue, des bouteilles de bière cassées formaient un espèce de tapis d'occasion jusqu'aux bords des trottoirs.

À l'heure de Toulouse, il est tard -- passé 2h. Le café du dîner a fait effet, et ni Mary ni moi sommes fatigués. Il faudrait quand même être raisonnables si nous voulons être en forme pour faire le tour des soldes demain -- women be shopping!

7.08.2006

Lorient post colloque

Ça y est, j'ai survécu au colloque. Et je suis toujours en trois morceaux, intacte ou presque comme toujours. Les trois jours étaient assez intenses, mais j'ai fait de belles rencontres, discuté avec des gens sur, entre autres choses, les langues régionales italiennes -- un des conférenciers est un auteur de Milan qui écrit dans sa langue régionale. Malheureusement, l'horaire des communications n'a pas joué en ma faveur -- comme je présentais samedi matin, la plupart des gens étaient rentrés chez eux. En plus, je présentais en français en même temps qu'un autre, et la plupart des francophones sont allés voir l'autre comm. Dans ma séance, surtout des anglophones avec une connaissance passive du français. Les questions étaient peu nombreuses, comme on peut s'imaginer. Eh ben, la prochaine fois.

En préparation à cette fameuse comm., j'ai passé pas mal de temps à bosser sur mon ordi. Quelques-uns de mes postes de travail :


J'ai aussi passé beaucoup de temps à pied, marchant entre l'auberge, l'université et le centre-ville de Lorient. Mais là, épuisée après l'intensité du colloque, j'ai fait une petite épicerie et je me suis réfugiée dans le silence de ma chambre avec un roman - Une vie française de Jean-Paul Dubois.

7.06.2006

Premier stop : Lorient

Coucou les amis!

Voici enfin la mise à jour tant attendue. Je suis, vous l’avez bien deviné, plongée dans un style de vie un peu nomade malgré moi, avec accès sporadique à Internet. Le départ s’est fait en grand le 3 juillet, avec Air Canada qui a trouvé le moyen de perdre mes bagages entre Moncton et Montréal – je vous laisse deviner ma réaction. Après quelques heures d’attente à Charles de Gaulle (vraiment, l’aéroport où on dort le moins confortablement possible!), j’ai été réunie avec mes bobettes, mes savons et tout le reste, puis j’ai filé vers la gare prendre le train direction Rennes. C’est là, imaginez-vous, que j’ai constaté ma seconde malchance : mon appareil-photo ne fonctionnait pas. Regardez : deux photos prises dans deux gares, celle de Paris, puis celle de Renne. Pas fameux vous en conviendrez.

Le premier jour à Lorient a donc été passé entre ma chambre à l’auberge, peaufinage de ma communication oblige, puis le Géant, un magasin à grande surface où j’ai acheté un autre appareil, du genre beau bon pas cher. Je vous laisse voir les résultats, une petite parcelle de Lorient juste pour vous.




Sinon, il pleut beaucoup ici mais il fait très beau, les gens sont ultra-accueillants, et oui, j’entends constamment le même leitmotif :

-Vous êtes du Canada? Ah, mais vous êtes Québécoise!

Ce à quoi je réponds :

- Non, juste en bas du Québec. Je suis Acadienne.

C’est déjà tout pour l’instant, mais je vous reviens bientôt avec d’autres nouvelles.

Bisous, comme disent les Français!