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9.22.2007

Il y a une semaine déjà

Un soir de pluie, entre deux orages, Bédaine s'est enfin montrée le bout du nez. C'était le samedi 15 septembre, à 19h16 très précisément.

Eh oui, on la conjugue au féminin, Bédaine, puisque David et moi avons eu une belle petite fille, Mila Elise.

C'est une grosse toutoune comme diraient les infirmières de la pouponnière, qui fait 8 livres 15 onces (4 kilos 07 à peu près) et mesure 52 centimètres. Maman la trouve très gourmande, et à part le manque de sommeil qui est, semble-t-il, de rigueur, la petite famille se porte à merveille.


Quant aux chats, ils ont entamé la saison de chasse qu'on attendait tant à Dorchester Cape. Au dernier dénombrement, ils en étaient à une belette coincée sous le congélateur et deux souris dans le solarium, dont une décapitée...

8.16.2007

Comment résumer les dernières semaines?

Plus le temps passe, moins je prends le temps de faire la mise à jour de ce blogue. Par manque de temps ou d'énergie? Qui sait? Quoi qu'il en soit, honte à moi! j'ai quelques semaines à résumer. Et quoi de mieux qu'une série de photos pour le faire? car il semblerait qu'une photo vaut mille mots...?





Côté spectacles, nous avons été assez choyés à Moncton : avec le SSNAP, le 15 août des fous, le Festival acadien, le lancement de l'album de Pascal Lejeune... bien des artistes ont défilé sur la scène. Nous avons même droit ces temps-ci à la présence de Marie-Jo Thério qui, la pauvre, est épiée jour et nuit par une équipe de tournage... Et les activités culturelles ne sont pas près d'arrêter : j'ai ouï-dire que la rentrée universitaire nous réserve quelques bons coups que je devrai malheureusement rater, mobilité réduite oblige... sans parler du FICFA! Mais c'est pour mieux prendre mes forces en prévision des nuits blanches à venir, et bien sûr, bien sûr, de la FrancoFête...

7.24.2007

Mais où est donc passée Sonya?

On me l'avait dit, on m'avait bien averti, une grossesse en plein été, ce n'est pas toujours très agréable. Les jambes sont enflées, les chevilles aussi, on a l'impression de traîner devant soi un petit boulet intégré. Avoir sû... Mais même là, une grossesse en plein été, ce n'est pas quelque chose que l'on prévoit...



Bref, j'ai été un peu (beaucoup) hors-circuits ces temps-ci à la fois par manque d'organisation (toujours les mêmes ennuis avec Internet lente vitesse à la maison), par débordement (j'enseigne à l'uni cet été), puis par besoin tout simplement : besoin de me reposer, besoin de profiter des quelques instants de répit avant l'arrivée de Bédaine.

Il ne faut pas croire pour autant que je suis restée sagement dans mon coin tout ce temps à poiroter. Oh que non! Après une petite semaine bien sage à traîner entre le hamac et la piscine de Noves, suivie d'un bref crochet à Grenobles et d'une très agréable semaine à Montpellier en compagnie de ma bonne amie Claudine, j'ai repris le cap pour la maison, triste de quitter la France mais très contente de retrouver mes lièvres et mon mari. J'étais, pour l'occasion, accompagnée de Chloé et Léo, aka Beau Gosse. À mon avis, nous composons un joli trio :



Et depuis le retour, je me suis remise très sagement à mes travaux. Voyez comme j'ai l'air inspirée!



Mais il n'y a rien à craindre! De mes périples au pays des pains au chocolat, j'ai rapporté une petite touriste à qui j'en fais voir de toutes les couleurs. J'ai nommé Chloé, bien sûr, qui s'est mise avec beaucoup de sérieux à exercer son anglais avec son nouvel entourage. David et moi en profitons pour lui montrer toutes les bizarreries qui font le charme de notre pays. Je soupçonne que Chloé retient surtout les histoires de repas et les "écarts" lexicaux...


6.20.2007

D'autres têtes chercheuses

Pour ne pas donner l'impression d'être la seule à travailler dans mon coin, j'ai décidé de partager avec vous quelques clichés de mes collègues avec qui je travaille avec beaucoup de bonheur depuis quelques années déjà. Allons-y, dans un ordre quelconque : Alexandre Duchêne, Annette Boudreau, Isabelle Violette, Monica Heller, Matthieu Leblanc, Mélanie Leblanc, Lindsay Bell et Mireille McLaughlin, Emanuel Da Silva, Mary Richards, Claudine Moïse, Didier de Robitaille, Romain Lajarge et moi, à une époque où j'avais les cheveux beaucoup plus longs.


Entourée de si belles personnes, comment pourrais-je faire autrement que prendre plaisir à mon travail?
PS - Avis aux membres de la Geek Squad : Je cherche désespérément une photo de Lise Dubois, qui a réussi par miracle à échapper à ma lentille... Qu'elle en soit avisée par la présente!

5.24.2007

Vive la grosse vie sale



Un heureux événement s'était produit à Dorchester Cape samedi dernier, sous une pluie qui battait depuis trois jours.

Comment dit-on... Ah oui : mariage pluvieux, mariage heureux?



Nous avons profité de l'occasion pour traîner nos baggages à quelques heures d'ici pour vivre la grosse vie sale. À notre retour, nos pensionnaires nous attendaient bien sagement au soleil...


5.08.2007

Grand rassemblement - la suite enfin

Panne de système oblige, j'accuse un certain retard dans la mise à jour des événements auquels j'ai assistés à Caraquet pendant les États généraux. Voyez-vous, les maux qui courent erraient parmi les participants des ÉG et m'ont cloués au lit toute la journée du samedi, partagée entre la toilette et mon poste sous le crucifix... Et le plus gros drame? J'ai dû rater le Gala des Éloizes!

Mais bon, me voilà rétablie et prête à partager avec vous quelques images prises vendredi soir lors de la soirée ondulatoire, un spectacle mettant en vedette les nouveaux sons d'Acadie.
Marc Joseph Edgar Poirier, le directeur artistique de la soirée

La future maman Suzanne Léger


Pascal Lejeune, accompagné de l'inimitable Jesse Mea à l'accordéon

La fin du spectacle était assurée par les membres de Radio Radio qui bougeaient tellement vite que je n'ai pas pu les saisir au mouvement (désolée!). Mais regardez comment ses membres se déclinent :
- Timo, l'apôtre de la côte
- Jacobus, le Molière aux dents croches
- Tekstyle, le Robin Hood du Coude
- Bilodeau... comment ils l'ont présenté encore? J'étais peut-être trop occupée à gérer les coups de joie livrés par Bédaine à ce moment-là (décidemment, il est fan du hip-hop celui-là)
Et en grande finale...



La Bricklin, bien sûr, grâcieuseté de Chris Leblanc, qui nous attendait à la sortie toute entourée de feux d'artifices. (Pour en savoir plus sur le créateur de la Bricklin, l'initiateur de ce qui allait devenir l'un des plus grands fiascos politiques au Nouveau-Brunswick des années 1970, c'est par ici.)

J'ai fini la soirée en dansant au bar chez Bébé aux sons enchanteurs de Khalid El Idrissi, suivi de Radio Radio (logiquement!). Bédaine en a eu, de l'exercice!

Des ambassadeurs culturels de l'Acadie

Un petit texte signé de ma plume est paru dans l'Acadie Nouvelle du 28 avril dernier en prévision des États généraux. Je viens de voir que l'intégral est réservé aux abonnés du journal, alors je le reproduis ici.

Il est trois heures du matin. Dominique Dupuis, Rémi Arsenault, Steve LeBlanc, Fayo et Théo Brideau rangent leurs instruments après une longue journée de travail sous la chaleur intense des projecteurs. En coulisses, la gang de Vishtèn chante quelques morceaux avec Roland Gauvin et échange quelques histoires avant de rentrer. Le soleil se lèvera dans quelques heures, et pourtant, sur une scène improvisée, Joseph Edgar, Suzanne Léger et Marie-Jo Thério se livrent en musique à une foule qui, sous ses pieds dansants, génère un nuage épais de poussière.

C’est l’été, en pleine canicule, et je porte pendant deux semaines mon chapeau d’ethnographe. Plus précisément, j’observe les conditions de travail de l’artiste acadien qui, par son métier, est amené à traverser tout un océan pour se livrer en spectacle à l’étranger – en l’occurrence, dans deux festivals en France (le Festival interceltique de Lorient, en Bretagne, et les Déferlantes francophones de Capbreton, tout près de la frontière espagnole). L’expérience est révélatrice : je croise tous les jours des êtres généreux, passionnés, qui vivent pour leur métier et qui passent leur temps sur scène à parler d’un sujet qui leur est cher : l’Acadie. Soir après soir, ces artistes de chez nous décrivent nos paysage, notre langue, notre folklore, nos préoccupations. Et leur passion, si palpable sur scène, est contagieuse : nombreux sont les spectateurs qui veulent désormais découvrir à tout prix ce mystérieux coin de pays qui suscite tant d’émotion chez ces artistes qui savent déplacer une foule.

La présence de ces artistes acadiens sur la scène européenne ne date pas d’hier. Grâce entre autres aux efforts de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale, une initiative de la SNA, toute une série d’artistes sont invités depuis plusieurs années à se livrer en spectacle à l’étranger. Aux Déferlantes francophones, la présence d’artistes acadiens remonte à 1997; au Festival interceltique, le pavillon de l’Acadie est un principal lieu de fête depuis 2004. Et dans tous ces lieux, nos artistes sont attendus. Vous conviendrez que le choc culturel est inévitable quand on entend pour la première fois une foule française entamer en chœur le refrain d’une chanson de Fayo.

En rentrant chez moi après ces deux semaines intenses d’échanges, d’entretiens et de nuits blanches, je me demande comment se vit le retour pour ces artistes qui, quelques semaines par année, sont de véritables ambassadeurs culturels de l’Acadie. « C’est difficile », m’a confié l’un d’eux. On rentre chez soi épuisés après avoir s’être livrés à fond, et souvent, peu de gens sont conscients du rôle que l’on a joué.


Peut-être est-ce un peu ma responsabilité, à titre de témoin, de vous dire l’énergie et le temps que consacrent ces musiciens à la promotion de notre coin de pays. En tout cas, si vous les croisez bientôt, au marché ou sur la scène, prenez le temps de les remercier de leurs efforts. Dans bien des cas, c’est à travers leur art qu’une multitude de gens connaissent désormais l’Acadie et la portent dans leur cœur.

5.04.2007

Que fait une tête chercheuse le vendredi après-midi?

Passer l'après-midi dans un café, à Caraquet, ce n'est pas de tout repos. Un café au lait, un roulé végé et un petit gâteau plus tard, en voici la preuve.


Quand on travaille si fort, on mérite un petit repos, non?

Des cuisses... électriques!

Le souper d’hier soir a été suivi de deux possibilités de sortie : l'une, au complexe industriel, mettait en scène des artistes qui devaient livrer quelques secrets de leur processus de création. L'autre, à laquelle j'ai assisté, se déroulait au Centre culturel de Caraquet et mettait en vedette un duo assez inusité d’auteurs-compositeurs-interprètes. L’un chante le cul dans le sable, les yeux dans l’eau, l’autre prie aux astronautes et cherche à séduire les sexy séparatistes. Qui peut-ce bien être?

J’ai pris quelques photos incognito, dont la suivante que j’offre à David en la nommant… voyons voir… « Des cuisses électriques ».



À la sortie du spectacle, qui sera diffusé soit dit en passant sur les ondes d’Espace Musique, j’avais un autre choix difficile à faire : voir Pascal Lejeune et Hélène Godin, ou groover avec les Païens et Joseph Edgar? Après un moment d'hésitation, signe qu'un événement est doté d'un programme qui sait nous retenir, j'ai filé avec des copains au bar Chez Bébé où se livraient sur une scène minuscule - les musiciens suivants. Sans flash, sait-on tout de même les reconnaître?

Au programme aujourd'hui : la lecture des derniers rapports, les ateliers, la soirée ondulatoire mettant en vedette un nombre impressionnant d'artistes de la relève. Et avec un peu de chance, j'aurai un rendez-vous intéressant en début d'après-midi...

Quand on me bout, je rougis

Quand on mange du homard, en Acadie, on en mange pour vrai : bavettes en plastique, pince rouge, tout est orné d’une image de la victime à être dévorée. Ce crustacée-ci, on l’a baptisé Évangéline Deusse.

Voyez comme mes compatriotes dévorent avec appétit.

J’ai dû retenir un fou rire quand la serveuse m’a informé que comme option végétarienne, la cuisine offrait du bœuf. Elle m’a enfin apporté une salade que voici :


Bon, passons les diatribes végétariennes…

5.03.2007

Après le silence, le rassemblement

Bon, les copies sont corrigées, les notes sont rentrées, et cette chargée de cours, votre humble serviteure, a enfin remis son chapeau de chercheure. Me voilà donc qui me tire de ma torpeur – et c’est pour mieux vous retrouver, mes enfants!

C’est avec beaucoup d’anticipation que, toute cernée, je me suis tirée du lit à 5h ce matin pour dire bonjour aux lièvres dans ma cour (il y en a quatre) et filer vers Caraquet au volant de ma petite Matrix gris charbon, celle qui remplace Camille. Car voyez-vous, dans la grande tradition de Louis XVI, quelques centaines d’intervenants, agents culturels et dirigeants se réunissent ces quatre prochains jours dans une usine rénovée à Caraquet pour réfléchir au rôle et à la place des arts dans la société acadienne du Nouveau-Brunswick. Remise de rapports, diffusion des actions recommandées, voilà de quoi seront composés les prochains jours. Regardez comme on travaille fort :





Mais il y a plus : les soirées, que dire des soirées? Eh ben… Ce soir, y’a le traditionnel souper au homard (que j’espère ne pas avoir à manger. Des pâtes pour les végétariens, peut-être?), suivi d’un spectacle avec Fayo et… attendez… Damien Robitaille! Oui oui! J’ai sûrement fait preuve d’un peu trop d’enthousiasme, parce que mon chum m’a demandé, en m’embrassant ce matin, de prendre une photo des "belles grosses cuisses à Damien". Hmmm… Je sens un soupçon de jalousie là-dedans? D’ici dimanche, j’aurai l’immense plaisir de croiser et d’entendre plusieurs artistes d’ici que vous connaissez peut-être déjà. On nous promet entre autres des prestations de Suzanne Léger, de Radio Radio, de Joseph Edgar, des Païens, et même de Marie-Jo Thério! J’en ferai une boulimie, j’en suis persuadée. Ah, si seulement on pouvait faire ça chaque année!

Je tiens parmi tout ça à rassurer mes proches que je serai bien encadrée dans la débauche générale qui risque de m’entourer dans les jours qui suivent. Si mes collègues et amis passent leurs nuits à vider les bouteilles et à fermer les bars, moi, je dors sous une bonne étoile. Regardez ce qu’on a accroché au-dessus de mon lit :


J’espère seulement qu’il ne me tombera pas dessus pendant la nuit…

4.20.2007

C'est jour d'examen, et la frénésie étudiante est palpable. Pourtant, le soleil est au rendez-vous : on prévoit du doux 18 degrés cet après-midi. J'ai enfilé pour l'occasion mes espadrilles les plus colorées.



Bon, ben c'est décidé : Bédaine et moi irons nous promener au soleil. Comme ça, on évite les questions de dernière minute -- Madame, ça va-tu être à l'examen?




4.18.2007

Le doux parfum du départ

Y'a pas que les étudiants qui doivent bosser pendant les examens, les profs aussi... La preuve, c'est que j'ai dû prendre les grands moyens pour me donner un boost aujourd'hui : sortie ma carte Visa, j'ai réservé mes billets d'avion en partace pour la France. Me voilà donc ennivrée, un bref instant, par le doux parfum du départ : je sais désormais que je serai de l'autre bord de la flaque du 11 juin au 3 juillet. Avis aux intéressés, et à ceux qui voudront se cacher... ben c'est pareil!

3.27.2007

Éloge du décrochage

Même les étudiants *sérieux* doivent parfois décrocher, et c'est justement ce que j'ai fait ce weekend. Alors hop! sur la glace le projet de communication, le contrat de traduction, le texte d'une conférence (vendredi), l'article à boucler (sur la traduction du théâtre en Acadie, à paraître dans un prochain numéro de TTR ce printemps), le cours à préparer (mercredi, sur l'écologie des langues du monde - passionnant tout de même, vous en conviendrez). Et hop! dans le lecteur, une série de films, dont la merveilleuse Science des rêves. Mes antennes se sont quand même activées devant ce film fantaisiste tourné au carrefour du français, de l'anglais, de l'espagnol... preuve qu'on peut tout de même travailler en s'amusant, non? Soit ça, soit je suis carrément déformée et tout espoir est perdu pour moi. Quitte que quitte, j'assume.


J'assume moins bien, par contre, mon manque d'imagination devant les rayons chez le libraire. Je suis en mal de romans ces temps-ci, en véritable pénurie, et je constate que mes lectures sont liées soit à ma recherche, soit à la grossesse (j'en ai déjà un peu ma claque des conseils vides), soit tout droit sorties du pop culture anglophone. Oui oui... ma liste de lecture s'allonge en anglais, à coups de Paul Auster, de David Lodge... Mais en français, c'est un peu le vide depuis le coup de foudre que j'ai vécu devant Nikolski. Vous n'auriez pas, à tout hasard, quelques ouvrages à suggérer pour une étudiante en mal de divertissements? J'entame ce soir Les trois modes de conservation des viandes de Maxime-Olivier Moutier, mais la soif à étancher est si grande...

1.19.2007

C'est pas une gastro finalement

Euh... Maurice, j'sais pas si je pourrai aller aux Déferlantes cet été. Regarde ce que j'ai ramené de mon séjour en France :