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11.19.2006

Un autre espace à découvrir


Lui, c'est le fondateur de la Sopref. Expert-conseil, animateur de formations destinées à la relève musicale, sensible aux enjeux que présentent le téléchargement pour l'industrie de la musique, il s'appelle Jean-Robert Bisaillon. Vous pouvez lire ici quelques-unes de ses réflexions sur la musique francophone hors-Québec dont il découvrait la vitalité lors de son passage à Moncton pendant la FrancoFête. Vous pourrez suivre ses réflexions dans la rubrique édito de Bande à part. Quant à moi, j'espère avoir l'occasion de m'entretenir de nouveau avec lui dans un avenir rapproché!

11.14.2006

Et les honneurs reviennent à...

Chaque année, les diffuseurs qui participent à la FrancoFête vivent plein de coups de coeur. Une fois les premières émotions passées, ils s'organisent entre eux pour appuyer des artistes qu'ils inviteront à se présenter sur scène chez eux au courant de l'année. C'est l'une des plus grandes retombées de l'événement : des artistes francophones qui sillonnent leur pays. Les plus chanceux se font découvrir par des délégués internationaux et sont invités en Suisse, en France, en Belgique, en Italie...

Le prix Acadie-Rideau, le prix du Réseau Ontario, le prix RADARTS-ROSEQ, le prix Coup de coeur du Festival de la chanson de Granby, ce sont des moyens qui permettent aux diffuseurs d'appuyer des artistes qu'ils ont envie de découvrir chez eux. Comme les échanges sont à double battants, les diffuseurs d'Acadie accueillent eux aussi des artistes du Québec et de l'Ouest canadien. Les coups de coeur à eux, nous les avons découvert jeudi dernier à la Soirée Alliances.

Cette année, donc, c'est le bluesman JP LeBlanc qui ira enchanter le public franco-ontarien à Contact ontarois en janvier. Il se présentera également en vitrine à la Bourse Rideau de Québec en février.



Les diffuseurs du Réseau des organisateurs de spectacle de l'Est du Québec (ROSEQ), quant à eux, ont beaucoup apprécié le multi-instrumentiste Ryan LeBlanc. Celui-là traînera sa guitare, son banjo, sa caisse percussive et son harmonica jusqu'à Rimouski en octobre prochain.


Quant aux représentants du Réseau des Grands Espaces, ils ont décidé de prêter leur appui à Dominique Dupuis, qui a très hâte de découvrir l'ouest canadien lors du tout premier Contact Alberta en mars.



Le dernier échange, mais non pas le moindre, se produit avec le Festival de la chanson de Granby. En septembre prochain, Fayo se produira là-bas comme artiste invité. Pas pire comme vitrine quand même!



* * *

Moi, j'aurais bien aimé qu'on crée dans le cadre de ces échanges-là une bourse d'appui à la recherche sur... ché pas... la circulation des artistes acadiens dans les réseaux de diffusion du spectacle? L'année prochaine peut-être? Je connais justement une candidate toute désignée :


Hem hem...

11.13.2006

Les petits collants jaunes

Lui, c'est Jean-Noël. Il travaille à l'IRMA, et il aime bien les petits collants jaunes.

Justement, il en est apparu un peu partout de ces collants au cours de la soirée. Qui est le coupable? Mystère...


Plus de mystère

Que font les délégués de leurs soirées pendant la FrancoFête? J'ai cherché longtemps, et je pense enfin avoir trouvé.

Ils attendent qu'on les prenne en photo avec des personnes importantes.

La preuve :


(Sur les photos : Albert Weber avec Solange Campagne; Albert avec Marc Chouinard, gérant du Capitol; Marie-Renée Duguay avec François Émond, le gérant de Fayo)

Quelqu'un a perdu ses lunettes?

Psst... Albert!

Photo : Albert Weber, justement

11.12.2006

Et hop! Une dernière journée!

Un dernier coup aujourd'hui, nous déjeunons ensemble et assistons à une série de présentations sur les États généraux sur les arts et la culture en Acadie du Nouveau-Brunswick. Vous voyez dans la photo qu'Albert est bien heureux de déguster ses oeufs brouillés, mais je crois que Maurice est arrivé devant une assiette de pommes de terre vide...


Pendant que René Cormier et René Léger présentaient les grands enjeux de leurs dossiers respectifs, Albert se cachait pour prendre des photos. On dirait qu'il a l'habitude...

Le roi des ventes

À l'occasion des célébrations des dix ans de Distributions Plage hier soir, on a voulu reconnaître l'artiste ayant vendu le plus grand nombre de disques chez eux au cours de la dernière décennie. Qui pourrait-ce bien être? Fayo? Non. Roland Gauvin? Non plus. Denis Richard? Non. On donne sa langue au chat?

C'est Cayouche, à gauche, à qui Jac Gautreau remet pour ce bon coup un coupe-vent Alpine.

L'alcool au volant c'est criminel
Ta bière vient chaude puis ta poche te gèle...

En direct du show de Distributions Plage

Julien et Carol pourront en attester, je suis vaillante ce soir : en direct de la Gosse mauve, je vous envoie quelques photos des festivités.
photo : Carol

Primo, une belle image de Suzanne Léger qui passait la quête pendant Les rencontres qui chantent. Voyez-vous, Anique Granger et Tricia Foster ont le pied pesant et se sont fait arrêter pour excès de vitesse entre Montréal et Moncton pour la FrancoFête (come on les filles!). Budget de musiciennes oblige, elles nous ont demandé un coup de main pour payer la contravention. Comment refuser devant un si beau sourire?

Sans compter qu'elles nous ont composé une belle chanson pour l'occasion. C'était comment? "Désolée monsieur le policier..." Attends, je regarde mes notes -- oui, tête chercheuse a pris des notes. Ah, puis laissons faire. C'était une belle chanson par exemple!

Après être passée en chanson de Moncton aux Prairies en passant par la Gaspésie et l'Ontario, j'ai fait quelques retrouvailles dans le lobby du Capitol.

(Tiens, Albert a retrouvé ses lunettes!)

Une autre, à l'Osmose. Le grand, c'est Sébastien Michaud, musicien extraordinaire des Païens. Maurice était bien content de le retrouver, celui-là.

Je comptais l'autre jour sur les pouvoirs d'une bonne bière pour rendre les gens plus réceptifs devant ma lentille. J'avais bien raison, regardez : c'est Christian Bordarier de Wagram, avec Martine Thériault de Radarts en arrière-plan. Bonjour les amis!

Deux p'tites dernières pour finir : une de moi avec un co-chercheur, Hubert Noël, puis une autre de moi avec mon amoureux David. Vive les photos prises à bout de bras!

Bon, je retourne à ma bière. Je crois qu'elle est vide; sinon, c'est sûr qu'elle est un peu trop chaude...

11.11.2006

Au jour 4, les affaires brassent

Entre deux entrevues de fond, je découvre un phénomène curieux cet après-midi : dès qu'on leur parle de blogue, les artistes d'ici se prêtent à coeur joie au jeu d'une séance photo. Regardez comme ils sont beaux....

Ceux-là aussi, vous les connaissez sûrement : Roland Gauvin et Fayo, qui nous préparent des prestations sur scène ce soir et demain.

Ensuite, y'a Michel Thériault :

La prochaine, c'est celle qu'il faut connaître quand on veut faire les choses bien : Marie-Renée Duguay, responsable de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale - SPAASI pour les intimes. Elle a l'air sympatique, non?



Et ces charmants hommes-là, c'est Paul-Marcel Albert à gauche, producteur et idéateur d'Ode à l'Acadie, et René Cormier, grand homme de théâtre en Acadie, directeur artistique et metteur en scène de Ode, puis directeur des États généraux des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick (tiens, il porte autant de chapeaux que moi!). Sont beaux, hein?

Y'en a d'autres qui travaillent tellement fort qu'ils ne se rendent pas compte qu'on fait la queue pour leur parler. Tsk tsk tsk...
Dominique Dupuis et Albert Weber (mais où sont passées ses lunettes?).

Puis y'a ceux qui sourient mais qui n'aiment pas qu'on les pose. Sur la gauche, y'a Sebastien Clavette, gérant et homme de bras aux Productions de l'Ombre; à droite, c'est David Lonergan, journaliste à tout faire qui sourit, vous voyez bien, en murmurant entre les dents que "toi, je vais te poursuivre en justice". Heu heu heu... c'est de bonne guerre, David!

Bon, je retourne à mes observations. C'est l'heure du salon-contact, et vous savez autant que moi qu'il se brasse bien des affaires là-dedans. Tigidou!

Preuve qu'on travaille fort ce matin

Regardez qui découvre mon blog ce matin! C'est Julien Bassouls, vous le connaissez?

11.10.2006

Une journée bien ensoleillée -- enfin!

Après une éternité passée sous la pluie, nous avons enfin droit à un brin de soleil aujourd'hui. En tout cas, il faisait bien beau à Dorchester Cape ce matin.


Vous reconnaissez ces souliers? Je les ai ressortis pour qu'il puissent prendre le soleil avec moi.

J'ai pour vous aujourd'hui quelques images de l'équipe de la FrancoFête. Vous verrez qu'ils travaillent très forts ici.

Cherchez l'imposteur...

Pour les activités secrètes, il faudra attendre demain. Tant pis pour les curieux!

11.09.2006

D'oiseaux de nuit

Comptons : mardi, mercredi, jeudi -- déjà le jour trois de la FrancoFête! La tête chercheuse que je suis s'est gardée bien occupée aujourd'hui, mais il faudra attendre le billet de demain pour savoir quelle a été la nature de mes activités (shhh... c'est un secret!). Parlons plutôt des activités de la soirée, qui ont commencé au Capitol.

Assise dans le noir avec mes broches à tricoter, mon cahier de notes et mon stylo lumineux (merci Radarts!), j'ai assisté avec les diffuseurs et le grand public à tout un défilé d'artistes. Le cahier de notes, c'est pour les faits saillants, les logiques de partenariat, les échanges, les rencontres... vous reconnaissez sûrement la déformation de chercheure ici. (Et les broches, c'est pour un chandail. J'afficherai une photo quand que je l'aurai terminé.) Et qu'est-ce qu'on a vu? Toutes sortes de belles choses!
  • Deux crooners à la guitare : le gaspésien Steve Marin et le nouveau papa Alexandre Belliard (sa petite fille est née tout juste hier soir!).
  • Un joyeux petit paquet d'énergie qui déplace bien du bon vent avec son accordéon deux fois plus gros qu'elle : Yoanna, qu'il faut ab-so-lu-ment surveiller. Elle termine à peine la maquette de son premier album, et déjà j'attends avec impatience le jour où je pourrai tenir son disque entre les mains.
  • Une douceur au piano, Geneviève Toupin, accompagnée de la légendaire Anique Granger. La preuve que les filles de l'ouest font bonne musique ensemble!
  • Un groupe de l'Alberta, trop drôle, si énergique, trop éclectique... celui de Daniel Gervais, Éclectrip. (Le percussionniste nous a donnés le fou rire, je vous jure.)
N'allez surtout pas croire que la soirée s'est terminée ici. Mais non, c'est jour de festival! Après, plusieurs d'entre nous avons filé au Paramount voir un autre spectacle.

L'équipe de la FrancoFête fait le bonheur des insomniaques cette année avec une série de spectacles dans des bars du coin. Ce soir, c'est Suzanne Léger au Parmount. Et dimanche, au Rockin' Rodeo, c'est George Belliveau. Alors...


Le beau monsieur à gauche, c'est Julien Bassouls qui marchait avec moi sur la Main. Nous allions prendre un verre avant de poursuivre la soirée en musique avec Suzanne, que nous avons d'ailleurs croisée en route (c'est elle à droite). Julien est convaincu que je connais tout le monde à Moncton. Aidez-moi à conserver ce mythe : ne lui dites pas qu'on peut facilement faire le tour du circuit ici, et que tout le monde se connait. Shhh...

Quelques photos pour vite finir ce billet : une photo de Suzanne en action avec son nouveau contrebassiste. J'aime bien l'ajout, ça correspond tout à fait à son style. (You go Suzanne!)

Une autre de moi par Julien, une mauvaise. J'ai l'air complètement bourrée, c'est juste que je suis crevée. Et le coup du flash qu'a subi Jean-Mimi hier, c'est à mon tour...

Bonne nuit...

Plein les vitrines


- "Tu n'as pas besoin de faire tout ce que Yasmina te dit de faire, tu sais."
(Celui qui se cache dans le coin gauche de la photo)

(Et l'autre, c'est Jean-Mimi avant qu'il se fasse aveugler par mon flash (désolée!)

11.08.2006

Le jour 2 en cinq leçons


Pour une fille qui a dû passer une matinée devant l’écran, contrat de traduction oblige, j’ai appris beaucoup de choses aujourd’hui. J’ai pensé que je partagerais avec vous les cinq plus grandes leçons de la journée.

1. Une tête chercheuse doit gagner son ciel. C’est pourquoi j’ai passé l’après-midi armée d’une vadrouille (on dit serpière en France, c’est ça?). Maintenant, l’Arrière-scène est propre, propre, propre!

2. Ne jamais sous-estimer le plus silencieux de la gang. Cette leçon, je l’ai apprise en assistant à l’enregistrement en direct de l’émission Sam à 16 heures. Le silencieux en question, c’est Gabriel Malenfant que quelques-uns d’entre vous connaissent mieux comme un de ceux qui assurent discrètement l’encadrement des artistes des Productions de l’Ombre, ou encore comme le moteur d’
AcadieUrbaine. Mais aujourd’hui, il était armé d’un micro. Oui, d’un micro. Avec pAn, qui lançait aujourd’hui un tout nouvel album, il exhibait ses talents de rappeur. Vous saviez qu’il portait ce chapeau?
(Sur la photo : Gab, Alexandre Bilodeau, pAn)


2b. Sous la même rubrique, il faut citer Stephen Leblanc, fidèle accompagnateur de Fayo et de Dominique Dupuis (et membre fondateur de An Acoustic Sin puis de Tracy Starr), qui offrait une démonstration de la tritare, ce curieux instrument qui a la double distinction d’avoir été inventée par deux professeurs de l’Université de Moncton et d'être le seul instrument à ce jour à naître au Canada.


3. Y’a rien de mieux que le clonage pour arriver à tout faire de sa journée. Du moins, c’est ce que je me disais en filant mon appareil-photo à Xavier George pour manger une bonne soupe au Calactus. On fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on a, n’est-ce pas? Grâce à Xavier, nous avons une trace photographique de l’enregistrement de Brio, où on organisait pour l’occasion une table ronde bien alléchante : La musique acadienne existe-t-elle à l'extérieur du zing-a-zing? Tiens, c'est une bonne question à débat, ça. Je vous invite à laisser vos réactions dans la rubrique commentaires!
Sur la photo, de gauche à droite : Christian Bordarier, Roland Gauvin, Amélie Gosselin, Martine Thériault, Gabriel Malenfant

Pour voir un extrait du débat qui s'est déroulé sur le plateau de Brio, c'est par ici.

4. Celle qui file sa caméra à autrui rate immanquablement une bonne occasion photo. Pendant que je tricottais quelques mailles en sirotant mon café, Marie-Jo Thério partageait un repas avec ses parents à la table d'à côté. Moncton est parfois petit, si petit. Mais si grand aussi!

5. À force de persévérer, le traqueur trouve toujours son traqué.

11.07.2006

FrancoFête en Acadie : jour J

L'attente est enfin terminée : les festivités de la FrancoFête en Acadie sont lancées!

Entre deux poignées de main et trois discours officiels (mais pas de vin pour moi, je suis sage!), j'ai croisé Marc Joseph Edgar
Poirier que voici :

(Vous en connaissez beaucoup, vous, des artistes qui portent deux noms?)

Pendant que j'échangeais avec lui des points de repère (je porte, après tout, mon chapeau de chercheur!), celui qu'on a appelé le Bob Dylan de l'Acadie m'annonçait qu'il prépare le lancement d'un nouvel album le 21 novembre prochain. Justement, je venais tout juste de groover sur son tout premier extrait, Oh ma ma, qui passait à la radio pendant que je traversais Moncton à toute vitesse pour me rendre à l'ouverture. (Les curieux pourront l'entendre ici.) J'ai profité de notre rencontre pour lui dire de faire attention à ses cordes vocales : la dernière fois, dans la poussière de l'arrière-scène à Capbreton, il avait complètement perdu sa voix...

Au programme demain : deux enregistrements en direct coup sur coup, Sam à 16 heures suivi de Brio, où j'espère croiser enfin Momo et Jean-Mimi, suivi du cercle SOCAN. Ça va pas chômer!

11.03.2006

Shhhh... un projet secret...

Mes tentacules (je ne suis pas pieuvre mais j'en ai, des efficaces à part ça) m'ont obtenu une passe d'observatrice à la FrancoFête, ce qui signifie que je pourrai bientôt fouiner un peu partout, dans tous les recoins du festival et avec tout ce beau monde d'artistes qui sera de la partie (la pub commence à circuler en ville, déjà la cartographie commence à se tracer) (voir le billet précédent). Je serai donc au rendez-vous, sans faute, le 8/11 avec mon gros carnet de notes, mon stylo lumineux et mon appareil-photo. Tard le soir, je sens que même les plus anti-pellicule se laissent prendre...

Pour l'occasion, on me confie depuis l'outre-Atlantique un projet très spécial, celui de reporter les activités d'une équipe que j'ai croisée en juillet. Quelqu'un les reconnaît, ceux-là?



Conséquemment, les billets de ce blogue, qui se font assez rares ces jours-ci, risquent d'être un tantinet plus intéressants (du moins, je l'espère...). Pour l'instant, je me consacre à une obligation toute autre, celle de mettre les dernières touches sur mon projet de recherche doctoral sur... attendez... la circulation des artistes acadiens dans les réseaux de diffusion du spectacle francophone. Vous comprenez maintenant pourquoi je me trouve çà et là, entre l'ici et l'ailleurs, toujours à l'affût d'entretiens et de spectacles, autant de prises de parole d'artistes?

Je profite de ma présence virtuelle pour vous annoncer que je traverserai la flaque dans quelques semaines, rendez-vous à Avignon à la mi-décembre oblige. L'occasion? Je suis invitée dans un colloque sur le théâtre des minorités (les 12, 13, 14 décembre je crois), où je ferai une présentation sur les enjeux de la coproduction France/Acadie au théâtre.Vive la vie d'étudiante! Moi qui prennais justement goût au voyage...