
7.31.2007
Dans la foulée des déplacements transnationaux...

5.08.2007
Grand rassemblement - la suite enfin
Des ambassadeurs culturels de l'Acadie
Il est trois heures du matin. Dominique Dupuis, Rémi Arsenault, Steve LeBlanc, Fayo et Théo Brideau rangent leurs instruments après une longue journée de travail sous la chaleur intense des projecteurs. En coulisses, la gang de Vishtèn chante quelques morceaux avec Roland Gauvin et échange quelques histoires avant de rentrer. Le soleil se lèvera dans quelques heures, et pourtant, sur une scène improvisée, Joseph Edgar, Suzanne Léger et Marie-Jo Thério se livrent en musique à une foule qui, sous ses pieds dansants, génère un nuage épais de poussière.
C’est l’été, en pleine canicule, et je porte pendant deux semaines mon chapeau d’ethnographe. Plus précisément, j’observe les conditions de travail de l’artiste acadien qui, par son métier, est amené à traverser tout un océan pour se livrer en spectacle à l’étranger – en l’occurrence, dans deux festivals en France (le Festival interceltique de Lorient, en Bretagne, et les Déferlantes francophones de Capbreton, tout près de la frontière espagnole). L’expérience est révélatrice : je croise tous les jours des êtres généreux, passionnés, qui vivent pour leur métier et qui passent leur temps sur scène à parler d’un sujet qui leur est cher : l’Acadie. Soir après soir, ces artistes de chez nous décrivent nos paysage, notre langue, notre folklore, nos préoccupations. Et leur passion, si palpable sur scène, est contagieuse : nombreux sont les spectateurs qui veulent désormais découvrir à tout prix ce mystérieux coin de pays qui suscite tant d’émotion chez ces artistes qui savent déplacer une foule.
La présence de ces artistes acadiens sur la scène européenne ne date pas d’hier. Grâce entre autres aux efforts de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale, une initiative de la SNA, toute une série d’artistes sont invités depuis plusieurs années à se livrer en spectacle à l’étranger. Aux Déferlantes francophones, la présence d’artistes acadiens remonte à 1997; au Festival interceltique, le pavillon de l’Acadie est un principal lieu de fête depuis 2004. Et dans tous ces lieux, nos artistes sont attendus. Vous conviendrez que le choc culturel est inévitable quand on entend pour la première fois une foule française entamer en chœur le refrain d’une chanson de Fayo.
En rentrant chez moi après ces deux semaines intenses d’échanges, d’entretiens et de nuits blanches, je me demande comment se vit le retour pour ces artistes qui, quelques semaines par année, sont de véritables ambassadeurs culturels de l’Acadie. « C’est difficile », m’a confié l’un d’eux. On rentre chez soi épuisés après avoir s’être livrés à fond, et souvent, peu de gens sont conscients du rôle que l’on a joué.
Peut-être est-ce un peu ma responsabilité, à titre de témoin, de vous dire l’énergie et le temps que consacrent ces musiciens à la promotion de notre coin de pays. En tout cas, si vous les croisez bientôt, au marché ou sur la scène, prenez le temps de les remercier de leurs efforts. Dans bien des cas, c’est à travers leur art qu’une multitude de gens connaissent désormais l’Acadie et la portent dans leur cœur.
5.04.2007
Des cuisses... électriques!
Le souper d’hier soir a été suivi de deux possibilités de sortie : l'une, au complexe industriel, mettait en scène des artistes qui devaient livrer quelques secrets de leur processus de création. L'autre, à laquelle j'ai assisté, se déroulait au Centre culturel de Caraquet et mettait en vedette un duo assez inusité d’auteurs-compositeurs-interprètes. L’un chante le cul dans le sable, les yeux dans l’eau, l’autre prie aux astronautes et cherche à séduire les sexy séparatistes. Qui peut-ce bien être?
J’ai pris quelques photos incognito, dont la suivante que j’offre à David en la nommant… voyons voir… « Des cuisses électriques ».
À la sortie du spectacle, qui sera diffusé soit dit en passant sur les ondes d’Espace Musique, j’avais un autre choix difficile à faire : voir Pascal Lejeune et Hélène Godin, ou groover avec les Païens et Joseph Edgar? Après un moment d'hésitation, signe qu'un événement est doté d'un programme qui sait nous retenir, j'ai filé avec des copains au bar Chez Bébé où se livraient sur une scène minuscule - les musiciens suivants. Sans flash, sait-on tout de même les reconnaître?
Au programme aujourd'hui : la lecture des derniers rapports, les ateliers, la soirée ondulatoire mettant en vedette un nombre impressionnant d'artistes de la relève. Et avec un peu de chance, j'aurai un rendez-vous intéressant en début d'après-midi...
5.03.2007
Après le silence, le rassemblement
C’est avec beaucoup d’anticipation que, toute cernée, je me suis tirée du lit à 5h ce matin pour dire bonjour aux lièvres dans ma cour (il y en a quatre) et filer vers Caraquet au volant de ma petite Matrix gris charbon, celle qui remplace Camille. Car voyez-vous, dans la grande tradition de Louis XVI, quelques centaines d’intervenants, agents culturels et dirigeants se réunissent ces quatre prochains jours dans une usine rénovée à Caraquet pour réfléchir au rôle et à la place des arts dans la société acadienne du Nouveau-Brunswick. Remise de rapports, diffusion des actions recommandées, voilà de quoi seront composés les prochains jours. Regardez comme on travaille fort :
Mais il y a plus : les soirées, que dire des soirées? Eh ben… Ce soir, y’a le traditionnel souper au homard (que j’espère ne pas avoir à manger. Des pâtes pour les végétariens, peut-être?), suivi d’un spectacle avec Fayo et… attendez… Damien Robitaille! Oui oui! J’ai sûrement fait preuve d’un peu trop d’enthousiasme, parce que mon chum m’a demandé, en m’embrassant ce matin, de prendre une photo des "belles grosses cuisses à Damien". Hmmm… Je sens un soupçon de jalousie là-dedans? D’ici dimanche, j’aurai l’immense plaisir de croiser et d’entendre plusieurs artistes d’ici que vous connaissez peut-être déjà. On nous promet entre autres des prestations de Suzanne Léger, de Radio Radio, de Joseph Edgar, des Païens, et même de Marie-Jo Thério! J’en ferai une boulimie, j’en suis persuadée. Ah, si seulement on pouvait faire ça chaque année!
Je tiens parmi tout ça à rassurer mes proches que je serai bien encadrée dans la débauche générale qui risque de m’entourer dans les jours qui suivent. Si mes collègues et amis passent leurs nuits à vider les bouteilles et à fermer les bars, moi, je dors sous une bonne étoile. Regardez ce qu’on a accroché au-dessus de mon lit :
J’espère seulement qu’il ne me tombera pas dessus pendant la nuit…
11.22.2006
Trois heures dans la cuisine

11.06.2006
Un spectacle habitable
Photo : Jean-François LeblancOui oui, c'était Marie-Jo Thério en spectacle! Faut croire qu'on n'a pas toujours besoin de traverser l'océan pour voir une des nôtres sur scène. On l'a attendue, et enfin elle est venue! Comme toujours, elle a été entière et vraie, ravissante et joyeuse sur scène. Ce matin, les chroniqueurs ne parlaient que d'elle à l'antenne. En tout cas, vous vous doutez bien que ç'a été une superbe soirée.
Vous savez sans doute que Marie-Jo a décroché la semaine dernière un Félix à l'ADISQ pour l'album folk contemporain de l'année, et qu'elle était en nomination dans plusieurs autres catégories pour l'occasion? Si si, vous le saviez. En parlant de l'ADISQ.... nous riions un peu dans nos casques ici quand nous avons eu vent que Natasha St-Pier était en nomination pour le prix de l'artiste québécois s'étant le plus illustré hors Québec. C'est bien la preuve que la frontière géographique, si arbitraire, est parfois déplacée d'une coche entre l'Acadie et son voisin...
10.23.2006
De country et de matois
Quelques-uns d’entre vous se souviendront peut-être que j’étais moi aussi de passage sur le plateau de Brio la semaine dernière (oui oui, mademoiselle s’improvise critique de théâtre!). Les plus attentifs parmi vous sauront que je partageais la scène avec George Belliveau, ce cowboy acadien de la formation Belivo qui vient de lancer un premier album solo depuis sa présence au sein d'une autre formation, Bois-Joli.
Photo : Karine
J’étais aussi en bienheureuse compagnie de Marie Castonguay et Paul Arsenault, scénariste et réalisateur respectivement d’un docu-fiction sur l’homme de théâtre Laurie Henri. Vous pourrez voir l’entretien de Castonguay et Arsenault ici en attendant de voir leur documentaire sur les ondes de Radio-Canada un peu plus tard cette semaine.
10.11.2006
Si je pouvais me clôner...
Photo et graphisme : Pierre BlanchardEh oui, c'est Big Mat qui lance son deuxième album ce soir, quelques mois après l'avoir offert à son public acadien. Si vous êtes en ville, traînez-vous jusqu'à l'avenue du Parc au plus vite!
Hélas, je serai à Moncton ce soir. Pour me consoler, la petite Charlotte m'apporte voir Conte de la lune, une pièce de Philippe Soldevila inspirée des nouvelles de l'écrivain catalan Pere Calders. Nouveau chapeau professionnel oblige, j'assiste au spectacle en prévision d'une critique que j'aurai à présenter la semaine prochaine sur les ondes de Radi0-Canada, à l'émission Brio. Une histoire à suivre...