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7.31.2007

Dans la foulée des déplacements transnationaux...



C'est au tour du public montréalais de profiter de la présence d'un nombre impressionnants d'artistes avec la 19e édition des FrancoFolies de Montréal, qui ont lieu cette année du 26 juillet au 5 août. Et les participants, sur scène, laissez-moi vous dire qu'il y en a beaucoup!

Soulignons en outre la participation des artistes acadiens suivants :

Marie-Jo Thério était en spectacle au Spectrum samedi soir dernier.
Fredric Gary Comeau participait à la Plateforme Découvertes hier soir. Joseph Edgar y sera ce soir.
Radio Radio sera présent ce soir aux Nuits urbaines du Monde hip-hop Vidéotron.
Et n'oublions pas Wilfred Lebouthillier, en spectacle le vendredi 3 août.

Et félicitations à Thomas Hellman, qui remporte cette année le Prix Félix-Leclerc de la chanson! Si vous n'avez pas encore découvert son dernier album, Departure Songs, qu'attendez-vous? C'est tout aussi merveilleux que L'appartement...

5.08.2007

Grand rassemblement - la suite enfin

Panne de système oblige, j'accuse un certain retard dans la mise à jour des événements auquels j'ai assistés à Caraquet pendant les États généraux. Voyez-vous, les maux qui courent erraient parmi les participants des ÉG et m'ont cloués au lit toute la journée du samedi, partagée entre la toilette et mon poste sous le crucifix... Et le plus gros drame? J'ai dû rater le Gala des Éloizes!

Mais bon, me voilà rétablie et prête à partager avec vous quelques images prises vendredi soir lors de la soirée ondulatoire, un spectacle mettant en vedette les nouveaux sons d'Acadie.
Marc Joseph Edgar Poirier, le directeur artistique de la soirée

La future maman Suzanne Léger


Pascal Lejeune, accompagné de l'inimitable Jesse Mea à l'accordéon

La fin du spectacle était assurée par les membres de Radio Radio qui bougeaient tellement vite que je n'ai pas pu les saisir au mouvement (désolée!). Mais regardez comment ses membres se déclinent :
- Timo, l'apôtre de la côte
- Jacobus, le Molière aux dents croches
- Tekstyle, le Robin Hood du Coude
- Bilodeau... comment ils l'ont présenté encore? J'étais peut-être trop occupée à gérer les coups de joie livrés par Bédaine à ce moment-là (décidemment, il est fan du hip-hop celui-là)
Et en grande finale...



La Bricklin, bien sûr, grâcieuseté de Chris Leblanc, qui nous attendait à la sortie toute entourée de feux d'artifices. (Pour en savoir plus sur le créateur de la Bricklin, l'initiateur de ce qui allait devenir l'un des plus grands fiascos politiques au Nouveau-Brunswick des années 1970, c'est par ici.)

J'ai fini la soirée en dansant au bar chez Bébé aux sons enchanteurs de Khalid El Idrissi, suivi de Radio Radio (logiquement!). Bédaine en a eu, de l'exercice!

Des ambassadeurs culturels de l'Acadie

Un petit texte signé de ma plume est paru dans l'Acadie Nouvelle du 28 avril dernier en prévision des États généraux. Je viens de voir que l'intégral est réservé aux abonnés du journal, alors je le reproduis ici.

Il est trois heures du matin. Dominique Dupuis, Rémi Arsenault, Steve LeBlanc, Fayo et Théo Brideau rangent leurs instruments après une longue journée de travail sous la chaleur intense des projecteurs. En coulisses, la gang de Vishtèn chante quelques morceaux avec Roland Gauvin et échange quelques histoires avant de rentrer. Le soleil se lèvera dans quelques heures, et pourtant, sur une scène improvisée, Joseph Edgar, Suzanne Léger et Marie-Jo Thério se livrent en musique à une foule qui, sous ses pieds dansants, génère un nuage épais de poussière.

C’est l’été, en pleine canicule, et je porte pendant deux semaines mon chapeau d’ethnographe. Plus précisément, j’observe les conditions de travail de l’artiste acadien qui, par son métier, est amené à traverser tout un océan pour se livrer en spectacle à l’étranger – en l’occurrence, dans deux festivals en France (le Festival interceltique de Lorient, en Bretagne, et les Déferlantes francophones de Capbreton, tout près de la frontière espagnole). L’expérience est révélatrice : je croise tous les jours des êtres généreux, passionnés, qui vivent pour leur métier et qui passent leur temps sur scène à parler d’un sujet qui leur est cher : l’Acadie. Soir après soir, ces artistes de chez nous décrivent nos paysage, notre langue, notre folklore, nos préoccupations. Et leur passion, si palpable sur scène, est contagieuse : nombreux sont les spectateurs qui veulent désormais découvrir à tout prix ce mystérieux coin de pays qui suscite tant d’émotion chez ces artistes qui savent déplacer une foule.

La présence de ces artistes acadiens sur la scène européenne ne date pas d’hier. Grâce entre autres aux efforts de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale, une initiative de la SNA, toute une série d’artistes sont invités depuis plusieurs années à se livrer en spectacle à l’étranger. Aux Déferlantes francophones, la présence d’artistes acadiens remonte à 1997; au Festival interceltique, le pavillon de l’Acadie est un principal lieu de fête depuis 2004. Et dans tous ces lieux, nos artistes sont attendus. Vous conviendrez que le choc culturel est inévitable quand on entend pour la première fois une foule française entamer en chœur le refrain d’une chanson de Fayo.

En rentrant chez moi après ces deux semaines intenses d’échanges, d’entretiens et de nuits blanches, je me demande comment se vit le retour pour ces artistes qui, quelques semaines par année, sont de véritables ambassadeurs culturels de l’Acadie. « C’est difficile », m’a confié l’un d’eux. On rentre chez soi épuisés après avoir s’être livrés à fond, et souvent, peu de gens sont conscients du rôle que l’on a joué.


Peut-être est-ce un peu ma responsabilité, à titre de témoin, de vous dire l’énergie et le temps que consacrent ces musiciens à la promotion de notre coin de pays. En tout cas, si vous les croisez bientôt, au marché ou sur la scène, prenez le temps de les remercier de leurs efforts. Dans bien des cas, c’est à travers leur art qu’une multitude de gens connaissent désormais l’Acadie et la portent dans leur cœur.

5.04.2007

Des cuisses... électriques!

Le souper d’hier soir a été suivi de deux possibilités de sortie : l'une, au complexe industriel, mettait en scène des artistes qui devaient livrer quelques secrets de leur processus de création. L'autre, à laquelle j'ai assisté, se déroulait au Centre culturel de Caraquet et mettait en vedette un duo assez inusité d’auteurs-compositeurs-interprètes. L’un chante le cul dans le sable, les yeux dans l’eau, l’autre prie aux astronautes et cherche à séduire les sexy séparatistes. Qui peut-ce bien être?

J’ai pris quelques photos incognito, dont la suivante que j’offre à David en la nommant… voyons voir… « Des cuisses électriques ».



À la sortie du spectacle, qui sera diffusé soit dit en passant sur les ondes d’Espace Musique, j’avais un autre choix difficile à faire : voir Pascal Lejeune et Hélène Godin, ou groover avec les Païens et Joseph Edgar? Après un moment d'hésitation, signe qu'un événement est doté d'un programme qui sait nous retenir, j'ai filé avec des copains au bar Chez Bébé où se livraient sur une scène minuscule - les musiciens suivants. Sans flash, sait-on tout de même les reconnaître?

Au programme aujourd'hui : la lecture des derniers rapports, les ateliers, la soirée ondulatoire mettant en vedette un nombre impressionnant d'artistes de la relève. Et avec un peu de chance, j'aurai un rendez-vous intéressant en début d'après-midi...

5.03.2007

Après le silence, le rassemblement

Bon, les copies sont corrigées, les notes sont rentrées, et cette chargée de cours, votre humble serviteure, a enfin remis son chapeau de chercheure. Me voilà donc qui me tire de ma torpeur – et c’est pour mieux vous retrouver, mes enfants!

C’est avec beaucoup d’anticipation que, toute cernée, je me suis tirée du lit à 5h ce matin pour dire bonjour aux lièvres dans ma cour (il y en a quatre) et filer vers Caraquet au volant de ma petite Matrix gris charbon, celle qui remplace Camille. Car voyez-vous, dans la grande tradition de Louis XVI, quelques centaines d’intervenants, agents culturels et dirigeants se réunissent ces quatre prochains jours dans une usine rénovée à Caraquet pour réfléchir au rôle et à la place des arts dans la société acadienne du Nouveau-Brunswick. Remise de rapports, diffusion des actions recommandées, voilà de quoi seront composés les prochains jours. Regardez comme on travaille fort :





Mais il y a plus : les soirées, que dire des soirées? Eh ben… Ce soir, y’a le traditionnel souper au homard (que j’espère ne pas avoir à manger. Des pâtes pour les végétariens, peut-être?), suivi d’un spectacle avec Fayo et… attendez… Damien Robitaille! Oui oui! J’ai sûrement fait preuve d’un peu trop d’enthousiasme, parce que mon chum m’a demandé, en m’embrassant ce matin, de prendre une photo des "belles grosses cuisses à Damien". Hmmm… Je sens un soupçon de jalousie là-dedans? D’ici dimanche, j’aurai l’immense plaisir de croiser et d’entendre plusieurs artistes d’ici que vous connaissez peut-être déjà. On nous promet entre autres des prestations de Suzanne Léger, de Radio Radio, de Joseph Edgar, des Païens, et même de Marie-Jo Thério! J’en ferai une boulimie, j’en suis persuadée. Ah, si seulement on pouvait faire ça chaque année!

Je tiens parmi tout ça à rassurer mes proches que je serai bien encadrée dans la débauche générale qui risque de m’entourer dans les jours qui suivent. Si mes collègues et amis passent leurs nuits à vider les bouteilles et à fermer les bars, moi, je dors sous une bonne étoile. Regardez ce qu’on a accroché au-dessus de mon lit :


J’espère seulement qu’il ne me tombera pas dessus pendant la nuit…

11.22.2006

Trois heures dans la cuisine

Avec qui j'ai bien pu dîner aujourd'hui?


Hey, c'est Suzanne Léger! Solidarité végétalienne oblige, atomes crochus aussi, on me trouve parfois dans la cuisine chez Suzanne le temps d'un repas. Au menu aujourd'hui : soupe aux lentilles, légumes rotis et fennouil, du bon pain aux céréales et une pointe de tarte à la citrouille au dessert. Miam! Nous cuisinons si bien. Et surtout, surtout, nous sommes si modestes!

11.06.2006

Un spectacle habitable

Si vous saviez comme nous avons eu de la chance à Moncton hier soir! Le Capitol était plein à craquer, et c'était pour une bien bonne raison que voici :

Photo : Jean-François Leblanc

Oui oui, c'était Marie-Jo Thério en spectacle! Faut croire qu'on n'a pas toujours besoin de traverser l'océan pour voir une des nôtres sur scène. On l'a attendue, et enfin elle est venue! Comme toujours, elle a été entière et vraie, ravissante et joyeuse sur scène. Ce matin, les chroniqueurs ne parlaient que d'elle à l'antenne. En tout cas, vous vous doutez bien que ç'a été une superbe soirée.

Vous savez sans doute que Marie-Jo a décroché la semaine dernière un Félix à l'ADISQ pour l'album folk contemporain de l'année, et qu'elle était en nomination dans plusieurs autres catégories pour l'occasion? Si si, vous le saviez. En parlant de l'ADISQ.... nous riions un peu dans nos casques ici quand nous avons eu vent que Natasha St-Pier était en nomination pour le prix de l'artiste québécois s'étant le plus illustré hors Québec. C'est bien la preuve que la frontière géographique, si arbitraire, est parfois déplacée d'une coche entre l'Acadie et son voisin...

10.23.2006

De country et de matois

Quelques-uns d’entre vous se souviendront peut-être que j’étais moi aussi de passage sur le plateau de Brio la semaine dernière (oui oui, mademoiselle s’improvise critique de théâtre!). Les plus attentifs parmi vous sauront que je partageais la scène avec George Belliveau, ce cowboy acadien de la formation Belivo qui vient de lancer un premier album solo depuis sa présence au sein d'une autre formation, Bois-Joli.

Photo : Karine

J’étais aussi en bienheureuse compagnie de Marie Castonguay et Paul Arsenault, scénariste et réalisateur respectivement d’un docu-fiction sur l’homme de théâtre Laurie Henri. Vous pourrez voir l’entretien de Castonguay et Arsenault ici en attendant de voir leur documentaire sur les ondes de Radio-Canada un peu plus tard cette semaine.

10.11.2006

Si je pouvais me clôner...

... j'irais danser à Montréal ce soir :

Photo et graphisme : Pierre Blanchard

Eh oui, c'est Big Mat qui lance son deuxième album ce soir, quelques mois après l'avoir offert à son public acadien. Si vous êtes en ville, traînez-vous jusqu'à l'avenue du Parc au plus vite!

Hélas, je serai à Moncton ce soir. Pour me consoler, la petite Charlotte m'apporte voir Conte de la lune, une pièce de Philippe Soldevila inspirée des nouvelles de l'écrivain catalan Pere Calders. Nouveau chapeau professionnel oblige, j'assiste au spectacle en prévision d'une critique que j'aurai à présenter la semaine prochaine sur les ondes de Radi0-Canada, à l'émission Brio. Une histoire à suivre...